Votre retraite n’est pas aussi sécurisée que vous le pensez : la vérité sur le RISE

Votre retraite n’est pas aussi sécurisée que vous le pensez : la vérité sur le RISE

 

Le mythe du RISE infaillible

Vous avez peut-être consulté votre Relevé Individuel de Situation (RISE) en pensant que ce document officiel était une garantie absolue de vos droits à la retraite. Cette croyance rassurante est malheureusement trompeuse, et elle peut vous coûter cher le moment venu. Le RISE n’est pas un acte de foi. Cette affirmation peut surprendre, voire inquiéter, mais elle reflète une réalité que trop peu de Français connaissent avant qu’il ne soit trop tard. Votre relevé de carrière, aussi officiel soit-il, n’est qu’une photographie imparfaite de votre parcours professionnel. Il ne constitue en aucun cas une garantie juridique de vos droits futurs.

Dans cet article, je vous explique pourquoi votre dossier retraite mérite une attention bien plus grande que vous ne l’imaginez, et comment une vérification approfondie peut faire toute la différence sur votre âge de départ et le montant de votre pension.

Pourquoi le RISE n’est-il pas fiable à 100% ?

Une compilation de données imparfaites

Le RISE compile les informations transmises par vos différents employeurs, les caisses de retraite complémentaire, et les régimes spéciaux tout au long de votre carrière. Or, chaque acteur du système peut commettre des erreurs ou des omissions lors de la transmission de ces données. Un bulletin de salaire mal déclaré il y a vingt ans peut passer inaperçu pendant des décennies, jusqu’à ce que vous découvriez qu’il vous manque des trimestres au moment de votre départ.

Les erreurs les plus fréquentes concernent les périodes de début de carrière, les emplois à temps partiel, les changements de statut professionnel (passage du salariat à l’entrepreneuriat, par exemple), ou encore les périodes d’expatriation. Chaque transition professionnelle représente un risque supplémentaire d’information manquante ou incorrecte.

Les trimestres fantômes et les droits invisibles

Certains droits ne figurent tout simplement pas automatiquement sur votre RISE. Les trimestres liés à la maternité ou à l’éducation des enfants, par exemple, doivent souvent faire l’objet d’une demande explicite. Si vous ne savez pas qu’ils existent, vous ne les réclamez pas, et ils n’apparaissent jamais sur votre relevé.

De même, certaines activités spécifiques peuvent générer des droits à la retraite sans que cela soit évident au premier coup d’œil. Le service militaire, les périodes de chômage indemnisé, les formations professionnelles, l’invalidité, ou encore certaines activités associatives peuvent vous donner droit à des trimestres supplémentaires. Mais encore faut-il le savoir, et surtout le justifier avec les bons documents.

La complexité des points de retraite complémentaire

Au-delà des trimestres du régime de base, il faut également vérifier vos points de retraite complémentaire (Agirc-Arrco pour les salariés du privé, par exemple). Ces points dépendent de cotisations calculées sur vos salaires bruts, et les erreurs de comptabilisation ne sont pas rares, particulièrement en cas de changements d’employeur fréquents ou de périodes de travail à l’étranger.

Chaque point compte, littéralement. Une erreur de quelques centaines de points peut représenter une différence de plusieurs dizaines d’euros par mois sur votre pension, soit plusieurs milliers d’euros sur l’ensemble de votre retraite.

Un paysage réglementaire en constante évolution

La réforme de 2023 et ses conséquences

La réforme des retraites de 2023 a modifié en profondeur les règles du jeu. Le report progressif de l’âge légal de départ, l’accélération de l’allongement de la durée de cotisation, les nouvelles conditions pour les carrières longues : autant de changements qui impactent directement votre stratégie de départ à la retraite.

Ces modifications ne s’appliquent pas de manière uniforme à tous les assurés. Selon votre année de naissance, votre nombre de trimestres cotisés, et votre situation personnelle, les règles qui vous concernent peuvent varier considérablement. Une analyse personnalisée devient donc indispensable pour déterminer précisément votre âge de départ optimal et le montant auquel vous pouvez prétendre.

La suspension annoncée pour 2026 et l’incertitude de 2027

Les discussions actuelles autour d’une possible suspension de certains aspects de la réforme en 2026, ainsi que les projets de modification du cumul emploi-retraite au 1er janvier 2027, ajoutent une couche supplémentaire de complexité. Le cadre réglementaire dans lequel vous prévoyez votre départ aujourd’hui pourrait être sensiblement différent dans quelques années.

Cette instabilité juridique rend encore plus crucial le fait d’anticiper et de se tenir informé des évolutions législatives. Une décision prise trop rapidement, sans tenir compte des réformes à venir, peut vous priver d’opportunités d’optimisation ou, au contraire, vous faire passer à côté du moment idéal pour partir.

Le cumul emploi-retraite : une réforme qui change la donne

Le dispositif de cumul emploi-retraite permet de reprendre une activité tout en percevant sa pension. Mais les règles évoluent, et la réforme potentielle de 2027 pourrait modifier significativement les conditions d’accès et les avantages de ce dispositif. Pour ceux qui envisagent une transition progressive vers la retraite ou qui souhaitent compléter leurs revenus, comprendre ces évolutions est essentiel.

L’impact concret des erreurs et des oublis

Sur votre âge de départ

Des trimestres manquants peuvent vous obliger à travailler plus longtemps que prévu pour atteindre le taux plein. Imaginons que vous pensiez pouvoir partir à 62 ans avec une carrière complète, mais que votre RISE oublie quatre trimestres acquis pendant une période de chômage indemnisé au début de votre carrière. Vous découvrez cette lacune à 61 ans, et réalisez que vous devrez travailler un an de plus pour éviter une décote.

Cette année supplémentaire non anticipée peut bouleverser tous vos projets personnels : voyage prévu, déménagement, engagement associatif, ou simplement l’envie légitime de profiter de votre temps libre. Sans compter les conséquences professionnelles si vous aviez déjà prévu votre départ avec votre employeur.

Sur le montant de votre pension

Une erreur sur vos points de retraite complémentaire ou sur vos salaires de référence peut diminuer significativement le montant de votre pension mensuelle. Prenons un exemple concret : si votre salaire annuel moyen retenu pour le calcul de votre pension est sous-évalué de 5% à cause d’années manquantes ou mal renseignées, c’est potentiellement 5% de pension en moins chaque mois pendant toute votre retraite.

Sur une retraite de 1 800 euros mensuels, cela représente 90 euros par mois, soit 1 080 euros par an. Sur vingt-cinq ans de retraite, c’est un manque à gagner de 27 000 euros. Des sommes considérables qui justifient largement l’investissement dans une vérification approfondie de votre dossier.

Sur votre stratégie patrimoniale globale

La question de la retraite ne se limite pas au seul calcul de la pension. Elle s’inscrit dans une réflexion patrimoniale plus large qui englobe votre épargne, vos placements, votre résidence principale, vos projets de transmission. Le montant et la date de votre départ en retraite influencent toutes ces dimensions.

Une pension plus faible que prévue peut vous obliger à puiser dans votre épargne plus rapidement, à repousser un projet immobilier, ou à reconsidérer vos objectifs de transmission. À l’inverse, des droits correctement reconnus peuvent vous offrir une marge de manœuvre supplémentaire pour optimiser votre patrimoine, investir dans des projets qui vous tiennent à cœur, ou aider vos proches.

Même les dossiers simples cachent des pièges

Vous pensez peut-être que votre situation est simple : vous avez travaillé toute votre vie pour le même employeur, dans le secteur privé, sans interruption majeure. Votre RISE devrait donc être parfait, n’est-ce pas ?

Pas nécessairement. Même les carrières linéaires peuvent receler des surprises. Un changement de convention collective, une fusion d’entreprise, une modification du régime de retraite complémentaire, des périodes de temps partiel, des primes non soumises à cotisation : autant d’éléments qui peuvent créer des anomalies dans votre relevé.

Sans parler des droits familiaux souvent méconnus. Avez-vous bien fait valoir vos trimestres de majoration pour enfants ? Votre conjoint a-t-il droit à une pension de réversion et à quelles conditions ? Ces questions, apparemment secondaires, peuvent avoir un impact financier substantiel.

Les dossiers qui paraissent les plus simples sont parfois ceux où l’on trouve le plus d’erreurs, précisément parce que l’assuré n’a pas jugé utile de vérifier en détail. La simplicité apparente crée un faux sentiment de sécurité.

Pourquoi la vérification est complexe

Contrôler ses trimestres et ses points de retraite est loin d’être une démarche simple et intuitive. Elle nécessite de rassembler l’ensemble de vos bulletins de salaire depuis le début de votre carrière, de comprendre les différentes législations qui se sont succédé, de connaître les spécificités de chaque régime de retraite auquel vous avez cotisé.

Il faut également maîtriser les subtilités du calcul des trimestres (quatre trimestres par an maximum, mais acquis en fonction du niveau de revenu et non de la durée travaillée), comprendre les règles d’acquisition des points, identifier les périodes assimilées, repérer les éventuels dispositifs de rachat de trimestres qui pourraient vous être bénéfiques.

Face à cette complexité technique et administrative, beaucoup d’assurés se découragent ou se contentent d’une vérification superficielle. C’est compréhensible, mais risqué. Les enjeux financiers sont trop importants pour s’en remettre uniquement aux informations automatiquement compilées dans le RISE.

L’anticipation : votre meilleur atout

Quand faut-il commencer à s’intéresser à son dossier retraite ?

La réponse courte : le plus tôt possible. La réponse longue : dès que vous avez plus de quarante-cinq ans, il devient pertinent de jeter un premier coup d’œil sérieux à votre RISE. À partir de cinquante-cinq ans, une vérification approfondie devient vraiment recommandée. Et à partir de soixante ans, elle devient absolument indispensable.

Plus vous anticipez, plus vous avez de temps pour corriger les erreurs, rassembler les justificatifs manquants, explorer les options d’optimisation, et planifier sereinement votre départ. Attendre la dernière année avant votre départ prévu, c’est se priver de marges de manœuvre précieuses et s’exposer à de mauvaises surprises.

Les bénéfices d’un accompagnement personnalisé

Face à la complexité du système de retraite français et à l’instabilité réglementaire, se faire accompagner par un expert devient une démarche de bon sens. Un regard extérieur et spécialisé peut identifier des erreurs que vous n’auriez jamais repérées, mettre en lumière des droits que vous ignoriez, et surtout vous proposer une stratégie de départ optimisée en fonction de votre situation personnelle et de vos objectifs.

L’accompagnement personnalisé ne se limite pas à la vérification technique du RISE. Il englobe une réflexion globale sur votre transition vers la retraite : quel est le meilleur moment pour partir compte tenu de votre situation familiale, patrimoniale et professionnelle ? Comment articuler départ en retraite et autres projets de vie ? Quelles démarches anticiper pour sécuriser vos droits ?

NCDR : une approche unique pour sécuriser votre retraite

Mon engagement à vos côtés

Je suis Noémi Champetier de Ribes, et j’accompagne les particuliers dans la préparation et l’optimisation de leur retraite. Mon approche repose sur une conviction profonde : votre retraite est un sujet trop important pour être traité à la légère ou confié à des processus automatisés impersonnels.

Chaque dossier est unique, chaque parcours professionnel a ses spécificités, chaque situation familiale et patrimoniale mérite une analyse sur mesure. C’est pourquoi je propose un accompagnement personnalisé, où je prends le temps d’étudier en détail votre situation, de répondre à toutes vos questions, et de construire avec vous la stratégie la plus adaptée à vos besoins et à vos aspirations.

Une vérification exhaustive de votre dossier

Mon intervention commence par une analyse complète de votre relevé de carrière. Je vérifie trimestre par trimestre, point par point, en croisant les informations du RISE avec vos justificatifs (bulletins de salaire, attestations diverses, documents familiaux). J’identifie les erreurs, les oublis, les droits potentiellement non reconnus.

Je ne me contente pas de pointer les anomalies : je vous aide à constituer les dossiers de régularisation, à rassembler les pièces justificatives nécessaires, et je vous accompagne dans vos démarches auprès des caisses de retraite jusqu’à la correction effective de votre relevé.

Une stratégie de départ optimisée

Au-delà de la simple vérification, je vous aide à déterminer la meilleure date de départ en fonction de multiples critères : âge légal, âge du taux plein, impact des décotes et surcotes, optimisation fiscale, articulation avec vos autres sources de revenus, prise en compte de votre situation familiale et patrimoniale.

Faut-il partir dès que possible ou continuer à travailler quelques années pour améliorer votre pension ? Un rachat de trimestres est-il pertinent dans votre cas ? Comment articuler départ en retraite et éventuels revenus complémentaires ? Toutes ces questions trouvent des réponses personnalisées dans le cadre de mon accompagnement.

Un suivi dans la durée

La préparation de votre retraite n’est pas un événement ponctuel, c’est un processus qui s’étend sur plusieurs années. Je reste à vos côtés tout au long de ce parcours, en m’adaptant aux évolutions de votre situation et de la réglementation. Mon objectif est que vous abordiez cette étape de vie majeure avec sérénité et confiance.

Le RISE : une base de travail, pas une garantie

Retenez cette phrase essentielle : le RISE est une base de travail, pas une garantie. C’est un document utile, un point de départ nécessaire, mais en aucun cas un acte de foi sur lequel vous pouvez vous reposer aveuglément.

Votre retraite représente potentiellement un quart ou un tiers de votre vie. Les revenus qu’elle vous procurera détermineront votre niveau de vie, votre capacité à réaliser vos projets, votre tranquillité d’esprit. Ces enjeux méritent que vous y consacriez du temps, de l’attention, et que vous vous entoure d’expertises compétentes.

Ne laissez pas des erreurs administratives ou des oublis bureaucratiques gâcher ces années que vous avez méritées. Ne découvrez pas au moment de votre départ qu’il vous manque des trimestres ou que votre pension est inférieure à ce que vous espériez. Anticipez, vérifiez, sécurisez.

Besoin d’y voir clair ? Parlons-en.

Si la lecture de cet article a fait naître des interrogations, si vous réalisez que vous n’avez jamais vraiment vérifié votre RISE en détail, ou si vous approchez de l’âge de la retraite et souhaitez aborder cette étape sereinement, je suis là pour vous accompagner.

Prenons le temps d’échanger sur votre situation personnelle. Ensemble, nous analyserons votre parcours professionnel, vérifierons vos droits, identifierons les opportunités d’optimisation, et construirons la stratégie de départ la plus adaptée à vos objectifs.

Votre retraite mérite mieux qu’une confiance aveugle dans un système imparfait. Elle mérite une attention experte et personnalisée.

Contactez-moi dès aujourd’hui. Votre retraite de demain se prépare maintenant.

Noémi Champetier de Ribes
NCDR – Conseil en stratégie retraite
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Par Noémi Champetier de Ribes, NCDR

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